Arrivé en gare de Suceava Nord, le jour n'était pas encore levé et il faisait froid. Je me suis demandé pendant un court moment ce que j'étais venu faire ici...
Une fois dans la ville, le premier monastère, Voronet, se trouvait à 4km de marche. Aucun bus pour y accéder, il est sur une route spéciale. Nous avons donc opté pour une autre solution, le stop, qui est très répandu dans la région. La coutume veut que l'on donne 1 Leu par tranche de 10km parcourus (environ 0,30€), mais certains conducteurs peuvent refuser de recevoir l'argent.
Quant à Tom et moi, notre première tentative de stop a été infructueuse et nous avons du marcher les quatre kilomètres à pied, pendant une heure :-(
pas trop de regrets car nous avons pu marcher en plein milieu des montagnes, des coqs et des vaches, qui sont probablement plus nombreux dans la région que les humains!






Et nous voici enfin à notre premier monastère.
Puis, en m'approchant des bus pour prendre des infos, un Américain m'interpelle (un jeune qui avait pris le même train que moi et qui me voyait un peu paumé). L'américain en question s'appelle Tom et il vient de Honolulu. Il faisait un tour d'Europe lui aussi, mais dans le sens opposé au mien: il repartait ensuite vers la Turquie, la Grèce et la Croatie. Il venait sur Suceava à peu près pour la même chose que moi: suivre la route des monastères. Il est donc devenu mon compagnon de voyage pour ce jour-là. Enfin un peu de compagnie!
Dans un premier temps, je l'ai suivi jusqu'à son auberge où il devait déposer son sac. Une charmante roumaine du nom de Monica est alors venu nous chercher en camionette à la station de bus jusqu'à l'auberge. Après nous avoir offert un thé, elle nous explique comment atteindre la route des monastères.
L'auberge en question, c'était celle dont j'avais pris l'adresse pour éventuellement y passer une nuit. Et puisque j'avais un peu de compagnie, je suis finalement resté le soir sur Suceava dans cette auberge et reparti sur Bucarest le lendemain.
L'auberge en question, c'était celle dont j'avais pris l'adresse pour éventuellement y passer une nuit. Et puisque j'avais un peu de compagnie, je suis finalement resté le soir sur Suceava dans cette auberge et reparti sur Bucarest le lendemain.
Les monastères, ce sont un peu les "châteaux de la Loire" du nord de la Roumanie, excepté qu'ici nous sommes en Bucovine, une région à cheval entre la Roumanie et l'Ukraine.
Pour accéder aux monastères, pas de train. Seulement des bus desservent les environs. Le monastère qui m'intéressait le plus, Sucevitsa, était desservi seulement deux fois par jour!
Nous nous sommes donc dirigés avec Tom vers Gora Humorului où se trouvaient deux des monastères les plus célèbres. Une heure de bus pour y parvenir.........
Pour accéder aux monastères, pas de train. Seulement des bus desservent les environs. Le monastère qui m'intéressait le plus, Sucevitsa, était desservi seulement deux fois par jour!
Nous nous sommes donc dirigés avec Tom vers Gora Humorului où se trouvaient deux des monastères les plus célèbres. Une heure de bus pour y parvenir.........
Une fois dans la ville, le premier monastère, Voronet, se trouvait à 4km de marche. Aucun bus pour y accéder, il est sur une route spéciale. Nous avons donc opté pour une autre solution, le stop, qui est très répandu dans la région. La coutume veut que l'on donne 1 Leu par tranche de 10km parcourus (environ 0,30€), mais certains conducteurs peuvent refuser de recevoir l'argent.
Quant à Tom et moi, notre première tentative de stop a été infructueuse et nous avons du marcher les quatre kilomètres à pied, pendant une heure :-(
pas trop de regrets car nous avons pu marcher en plein milieu des montagnes, des coqs et des vaches, qui sont probablement plus nombreux dans la région que les humains!
Et nous voici enfin à notre premier monastère.
Comme pour tous les autres que nous avons visités, l'entrée est de 3 Lei, et pour pouvoir prendre des photos, il faut payer un supplément de 6 Lei, enfin, en théorie ;-)
A l'intérieur des monastères, beaucoup de peintures sur les murs, chacune décrivant un événement ou un morceau d'histoire du pays, il y a plusieurs siècles en arrière...
Nous sommes restés une bonne demi-heure à notre premier monastère. Le retour a été plus rapide car une âme charitable nous a ramenés jusqu'à la ville de Gora Humorului.
Sur place, nous avons pris un bus pour accéder au second monastère, celui de Gora Humorului.
Ce monastère est celui qui m'aura le plus marqué, non pas par ses peintures, mais par sa tour et par le panorama de la région que l'on a de là-haut.
En contrepartie, les escaliers sont difficilement praticables: des marches d'environ 40cm de haut, larges de moins d'1m et à peine assez longues pour y poser le pied. La descente de la tour est une aventure à elle seule!
Retour en ville en bus. Il était à présent 13h et Tom et moi sommes allés manger dans une pizzeria du bled.
Nous avons alors décidé de tenter d'accéder à Sucevitsa, malgré les difficultés. Par chance, nous avons pu trouver un bus vers une ville intermédiaire, Margenia.
Sur place, nous nous sommes à nouveau tournés vers le stop, mais il était 17h et la nuit commençait à tomber... c'est alors qu'un jeune nous a pris, ainsi qu'un troisième auto-stoppeur, en direction de Sucevitsa. La qualité de la conduite était discutable (110km/h sur une portion de route limitée à 30!!!), mais au moins nous avons parcouru les 9km très vite!
Sucevitsa est un monastère plus grand que ceux que nous avons vus. De plus, il possède des remparts. Mais nous n'avons pas pu en profiter pleinement à cause de la trop faible luminosité. Les fantômes commencèrent à envahir les lieux.....
Sortis du monastère, il était 18h. La nuit était à présent noire et nous étions à 30km de Suceava, de notre auberge et de Monica!
Nous tentions alors désespérement de faire du stop à la lumière des quelques lampadaires en face du monastère..... un camion a ralenti à notre hauteur, mais est reparti (blague de mauvais goût!?).
Finalement, deux vieillards nous ont ramenés à Margenia gratuitement, refusant le pourboire. Puis, sur place, nous avons pris un bus jusqu'à Suceava.
Dans la salle d'attente du bus, nous avons parlé à un couple de vieux Roumains. Ils nous parlaient en Roumain, mais c'était assez compréhensible. En fait, le Roumain est une langue latine, assez proche de l'Italien, à tel point que les Roumains comprennent souvent l'Italien. Il y a aussi quelques mots proches du français, comme "salut", "pardon" et "merci", à l'accent près!
En fait, ils étaient intrigués quand ils m'ont vu compter les kunas qu'il me restait de Croatie. Je les ai échangés avec Tom contre des Lei, il en aura plus besoin que moi pour la suite de son voyage.
De retour à l'auberge vers 20h, un ami de Tom nous a rejoints. Le nouveau compagnon est un Suisse qui nous vient de Berne, et il se débrouille pour parler le Roumain.
La fin de soirée a été moins mouvementée. Nous sommes sortis dans un restaurant de Suceava, un restaurant avec tout un tas de spécialités roumaines au menu, mais qui se retrouvent sans viande, ni légumes en cuisine! Nous avons dû changer deux fois de commande!
C'est ainsi que nos aventures à Suceava ont pris fin, sur un thé gentiment préparé par Monica. Pour ceux qui sont intéressés par la région, hormis le parcours des monastères, Suceava possède également une forteresse (probablement la seule chose intéressante à voir de la ville d'ailleurs!). Les quatre monastères les plus célèbres sont Moldovitsa et les trois que nous avons vus. Au total, il en existe plus d'une dizaine.
3 commentaires:
Greg, enfin la suite, on commençait à se languir. Alors comme çà on fait du stop en pleine nuit! as tu pensé à Dracula le vampire du chateau de Bran ! Il est vrai que vous êtes passés un peu loin de son domaine et que peut etre ce soir là, il n'avait aucune envie de faire une ballade nocturne...dommage ça aurait fait une photo sensationnelle...
Mais je pense, que d'après ton récit Monica était certainement une créature plus agréable à cotoyer. Pas de photo là?
bon, et bien effectivement, si on se met à penser à Dracula en regardant les paysages pas franchement rigolos.... on ne quitte pas la ville ; heureusement que la photo des icones laisse entrevoir que l'intérieur des monastères devait valoir le coup d'oeil !!
Pas facile comme position d'être à cheval mdr
En effet le panormama du monastère montre bien la roumanie à cheval sur l'ukraine,faut pas s'étonner si celui qui vous à pris en stop conduisait mal,ben oui dans un pays ou on est à cheval c'est pas si simple mdr
Bon j'arrête ce soir c'était mon quart d heure humour,quoique ça fait sûrement rire que moi c'est normal,sinon on dira quart d'heure blagues nulles :-) mais là c'était plu fort que moi y avait des photos qui me donnaient envie de faire de l'humour comme celle du tram cochonou
allez promis pour la suite de ton voyage,pour ton 2ème moi déjà!!! je redeviens sérieuse
bisous
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