vendredi 9 novembre 2007

Auschwitz-Birkenau

8 novembre. Voici probablement l'article le moins joyeux de ce blog. Si vous êtes déjà déprimé, ne le lisez pas. Je ne veux pas être responsable de suicide!

Comme prévu la veille, je pars le matin en direction du camp d'Auschwitz-Birkenau, à 1h de bus de Cracovie.



Nous arrivons sur place un peu avant 11h.
La visite guidée peut alors commencer (en anglais, ça va de soi!). Il y aura très peu de photos intéressantes car celles-ci étaient interdites à l'intérieur des bâtiments.


Voici toutefois l'entrée, avec une marque de cynisme: la mention "Arbeit Macht Frei" qui signifie en allemand "Le travail rend libre". Mais aucun prisionnier n'a jamais été libéré parce qu'il avait bien travaillé.....

De manière générale, la visite a été très dure. Le fait de savoir que l'on se trouve dans un camp où ont péri des centaines de milliers de gens, ça ne laisse pas indifférent.


Nous visitons plusieurs bâtiments parmi les dizaines rangés les uns à côté des autres....
A l'intérieur, des tas d'objets en tout genre ayant appartenu aux prisonniers : des peignes, des casserolles, des vêtements, des chaussures.... et même des chevelures rasées. Mais le plus dur, c'était certainement les quelques grammes de la substance que les Nazis fabriquaient à partir des cadavres des brûlés.

Pour nous rendre compte de l'horrible réalité, le guide nous racontait les anecdotes les plus désagréables à entendre, comme celle de l'homme qui s'est fait bastonner pour avoir demandé d'aller aux toilettes, ou alors celui qui a été enfermé pendant deux semaines pour avoir pris deux pommes de trop......
En réalité, tous ne sont pas morts des fameuses douches: la plupart étaient morts de faim, d'épuisement, de suffocation, ou bien torturés ou fusillés.



Puis, visite du crématorium, l'endroit où se trouvaient les fameuses "douches". Celles-ci ont pour la plupart été démontées, et je ne me souviens pas en avoir vu personnellement dans la salle. Il y faisait très sombre, mais on pouvait quand même y discerner quelques instruments de torture dans les salles voisines.....




L'après-midi, nous nous sommes déplacés jusqu'au deuxième camp d'Auschwitz II: Birkenau. Beaucoup plus étendu, 16km de clôtures électrifiées. Des dortoirs à pertes de vue...





nous n'y sommes cependant pas restés bien longtemps car le bus repartait à 14h30 à Cracovie. Nous sommes montés dans une tour d'où l'on pouvait mieux voir la taille du camp.

J'ai fait la connaissance de deux Anglais ce jour-là, dont la femme avait vécu 10 ans en France près de Rouen, et le mari était plutôt fan de rugby!

Retour à Cracovie. Mon train suivant partait très tard, à plus de 22h! J'avais près de 8h de temps à tuer. Je pars donc explorer une énorme gallerie près de la gare, la Galeria Krakowska.

Au bout d'une demi-heure et de trois étages, je parviens à dénicher une librairie vendant des livres uniquement en anglais. J'ai pensé qu'un bouquin ne me ferait pas de mal pour la suite. J'ai longuement hésité entre deux livres......
Le premier, "The Hobbit" de J.R.R. Tolkien que j'avais déjà lu en français. Je trouvais ce choix plutôt amusant puisque c'est l'histoire d'un hobbit (bon, faut connaître le Seigneur des Anneaux), qui n'est jamais sorti de chez lui ou presque et qui part à l'aventure pendant des mois dans des contrées inconnues, avec un magicien et 13 nains. Je trouvais ça plutôt approprié à mon voyage (aux Nains près.....).
Le deuxième, "Around The World In 80 Days" de Jules Verne. Là pas besoin d'expliquer...... finalement, je me suis contenté du Hobbit que j'avais envie de relire. Phileas Fogg, je l'avais déjà vu en spectacle cette année :-p

Après, puisque j'avais encore plus de 4h à tuer, j'ai décidé d'aller voir cette fameuse gare de Katowice où le voleur était probablement descendu..... sur place, j'ai même demandé à un bureau de change si quelqu'un était venu avec plein de monnaie, mais le gars n'avait rien de semblable dans son historique. Il y avait un deuxième bureau où le gars ne comprenait pas l'anglais. Bon tant pis.....
en tout cas, la gare de Katowice m'a dégoûté de la ville: à un moment, sans aucune raison apparente, les hauts-parleurs se sont mis à émettre un son semblable à une alarme, très strident! Personne ne savait d'où ça venait et les policiers demandaient désespérement aux guichets, en vain!
20 minutes plus tard................ (c'était long)................., le bruit s'arrête..... pour reprendre par intermittences, à la manière d'un rythme de musique Dance. J'ai finalement quitté cette gare au plus vite, laissant la danse dans la gare de côté!

3 commentaires:

Unknown a dit…

Rien que de voir les images ça me donne la chair de poule,alors j'immagine même pas sur place,je suis sûre que j'aurais pleuré :-(((
ça doit être impressionant et dur côté émotions,de se dire qu'on est dans le camp d'Auschwitz....Et comme tu dis de savoir que des milliers de pauvres gens sont morts

Anonyme a dit…

qu'est ce qu'on peut dire en voyant ces images, on ne peut faire aucun commentaire... le mot inimaginable a dû être inventé pour la circonstance ; le temps paraissait bien gris, parfaitement adapté à la visite !

Anonyme a dit…

VINCE

Ouais suffit d'avoir vu La Liste de Schindler pour comprendre...